Portrait : Amélie Pasquay, technico-commerciale itinérante dans le secteur de l’eau
Chaque année, le 8 mars, nous donne l’occasion de mettre en lumière celles qui font vivre et évoluer l’industrie. Fidèles à notre tradition sur le blog KSB Fluidexperts, nous partons à la rencontre de collaboratrices qui contribuent au dynamisme de notre secteur et incarnent, au quotidien, l’expertise de KSB.
Le métier de technico-commercial(e) dans le secteur de l’eau reste encore peu connu. Dans ce portrait, Amélie Pasquay, technico-commerciale itinérante chez KSB depuis 2019, raconte son parcours dans le monde de l’hydraulique, son quotidien auprès des clients et la place des femmes dans un univers encore peu féminisé.
Un début de carrière guidé par le sens et l’avenir
Amélie sait très tôt ce qu’elle veut faire. Après un bac scientifique, elle s’oriente vers les métiers de l’environnement :
« Au début des années 2000, le travail était une vraie préoccupation. Je voulais un métier d’avenir, et l’eau s’est imposée naturellement. »
Elle choisit ainsi un BTSA GEMEAU (Gestion et Maîtrise de l’Eau), puis poursuit en licence professionnelle. Ses stages lui donnent le déclic :
« En bureau d’études comme chez les installateurs, j’étais intéressée par l’hydraulique et particulièrement par le travail des pompistes. Les courbes, le dimensionnement… C’est ça qui me plaisait le plus. »
Après un premier poste dans le Sud-Ouest, elle rejoint KSB pour couvrir aujourd’hui la région Centre-Loire.
La réalité du terrain : un métier ancré dans l‘humain
Après plus de 20 ans d’expérience, une chose continue de surprendre Amélie : la puissance de la relation humaine.
« Chaque visite client apporte quelque chose, il y a toujours un intérêt. Une info, un lien, une opportunité. La présence physique reste irremplaçable. »
Dans un monde qui se digitalise, elle reste convaincue que le face-à-face est un levier essentiel, bien au-delà de la dimension commerciale.
Cette présence demande toutefois une grande énergie :
« On est toujours en représentation. Même pour un moment plus informel avec un client, lors d’un salon, de portes ouvertes ou de visites usines KSB, tu restes le TCI. C’est passionnant mais très énergivore. Il faut apprendre à recharger ses batteries. »
Les clichés du métier : une “belle vie” ?
Lorsqu’on lui demande quels clichés persistent sur les TCI, Amélie sourit :
« On pense qu’on passe notre vie à rouler, manger au resto et discuter. C’est vrai qu’on vit de super moments, mais convaincre, être moteur, créer du lien… ça demande beaucoup. »
Elle rappelle également que les relations client exigent constance et sincérité :
« Ce ne sont pas des relations sur le court terme. On revoit nos clients depuis des années : notre réputation compte. »
Une compétence invisible : l’écoute
S’il y a une compétence méconnue mais essentielle selon Amélie, c’est l’écoute active.
« On s’imagine que le commercial parle beaucoup, mais il doit surtout savoir écouter. Les clients donnent plein d’indices : des besoins futurs, des signaux faibles… Il faut être capable de les entendre. »
Être une femme dans un monde technique
À ses débuts, Amélie aurait aimé entendre un conseil simple :
« Reste toi-même. Inutile de vouloir ressembler à tes collègues masculins. On apporte quelque chose de différent, et c’est très bien. »
Elle explique également que la présence féminine peut parfois apaiser certaines situations :
« Dans un litige, la tension redescend plus vite. Les clients sont plus posés, plus respectueux. Ça change la dynamique. »
La force de l’expérience et le futur du métier
Entre digitalisation, IA et départs massifs à la retraite, le métier évolue. Amélie y voit à la fois des opportunités et des risques.
« Les outils digitaux sont une aide formidable, mais ils ne remplaceront jamais le bon sens de quelqu’un qui a vu, touché, analysé un problème. Aucun site n’est identique. »
Quant aux futures générations :
« Le juste milieu serait idéal : garder l’expérience des anciens tout en apportant un regard neuf. »
Un métier qui forme… humainement
Pour Amélie, être TCI est une école de vie :
« Ce métier m’a appris à communiquer, négocier, comprendre les gens, résoudre des problèmes. Ça me sert dans ma vie personnelle.»
Travailler dans un environnement bienveillant
Si elle devait conseiller KSB à quelqu’un ?
« Évidemment ! Je ne me suis jamais sentie moins considérée parce que j’étais une femme. On est écoutés, autonomes, respectés.
Pour les jeunes femmes qui hésitent à se lancer dans cette filière : “Allez-y !”
Son message final est clair :
« N’hésitez pas. Vous avez entièrement votre place et vous apportez quelque chose de précieux. Ce métier est passionnant et enrichissant, humainement et techniquement. »
Et d’ajouter :
« Et chez KSB, il se vit dans un environnement bienveillant. »