Captage de l’eau #2 : le captage des eaux de surface

Le petit cycle de l'eau

En France, chaque année 40 milliards de m3 d’eau sont prélevés depuis le milieu naturel. Comment l’eau captée est-elle utilisée ? Quel est le rôle de KSB dans le captage de l’eau ? Antonin Maugeri Manager Support-ADV industrie et eau chez KSB, nous explique le captage des eaux de surface.

 

Le captage de l’eau en France : les différents usages de l’eau

Environ 60 % du volume d’eau prélevé est lié à la production d’énergie électrique, c’est-à-dire le refroidissement des centrales. Les autres 40 % sont utilisés pour l’agriculture (13 %), l’eau potable (17 %) et l’industrie (10 %). La quasi-totalité de ce volume repart vers le milieu naturel.

Le captage d’eau pour la production d’eau potable

Nous pouvons détailler le cas du prélèvement pour la production d’eau potable. Il représente une part consommée relativement faible en regard du volume total capté avec environ 6 milliards de m3, dont 4 milliards prélevés depuis une ressource souterraine, et 2 milliards d’eau de surface (cours d’eau, lac ou retenue artificielle). Sur les 30 000 points de captage en France moins de 10 % sont des captages d’eau de surface. Le captage est la première étape de ce que l’on appelle parfois « le petit cycle de l’eau » pour la production d’eau potable. Il est suivi par la potabilisation, l’adduction et la distribution sur le réseau, la consommation, l’évacuation par le réseau d’eaux usées, le traitement dans la station d’épuration et enfin… le retour vers le milieu naturel.

Le cycle de l'eau

Le traitement des eaux de surface pour la production d’eau potable

Les eaux de surface sont particulièrement sensibles au risque de pollution. Pour schématiser, le type d’eau brute détermine le mode de traitement.

Si l’eau prélevée est quasi-exempte de matière organique et de polluants, une simple filtration directe suivie d’une désinfection est suffisante.

Par contre, dans le cas d’eaux brutes chargées en matières et en polluants, il faut en plus :

  • effectuer un dégrillage et un tamisage, avant pompage
  • réaliser une clarification (coagulation, floculation, décantation)
  • prévoir une filtration plus poussée (sur sable, sur charbon actif en grain, ultrafiltration…)

Notons que la position de l’aspiration est importante. Par exemple, pour une prise d’eau dans un lac : l’aspiration sera positionnée ni trop proche du fond pour éviter de pomper des sédiments, ni trop proche de la surface pour éviter la tranche d’eau pouvant contenir des algues.

L’expertise KSB : le pompage des eaux de surface

Un aspect essentiel lors de la construction (ou de la réhabilitation) d’une prise d’eau de surface est de veiller à assurer un fonctionnement hydraulique de qualité sous peine d’avoir à gérer des dysfonctionnements coûteux en phase d’exploitation : tels que la chute des performances, les vibrations, la surconsommation énergétique, la dégradation prématurée des équipements. KSB apporte  à vos projets son expertise sur le choix des technologies de pompes et robinetterie les mieux adaptées. D’abord, pour le choix du type de pompes centrifuges. En effet, KSB propose une large gamme et peut donc étudier plusieurs solutions en fonction de votre projet : en tube, submersible, immergée, auto-amorçante… Ensuite, le pompage d’eau de surface peut concerner des stations avec des débits importants (plusieurs m3/s) : la conception de l’ouvrage doit obéir aux règles de l’art. KSB fournit des recommandations pour le dimensionnement des chambres d’aspiration, pour déterminer la profondeur d’immersion minimale, etc. Pour les plus gros projets, KSB participe à l’étape de modélisation qui est incontournable dans certains cas.

Le pompage d’eaux de surface : un large éventail d’applications

Au-delà de la production d’eau potable, l’éventail d’applications du captage des eaux de surface est vaste. Le domaine de l’industrie se caractérise par des utilisations diverses et variées : refroidissement de dépôt gazier en pétrochimie, défense incendie… Nous pouvons citer le cas particulier du captage d’eau de mer, qui nécessite de proposer des matériaux résistants à la corrosion. Une anecdote au sujet de la conception de prise d’eau de mer : on a été amené à anticiper la réduction des capacités d’aspiration des pompes due à la présence de… moules et autres crustacés : des considérations pour le moins inhabituelles en phase de sélection des équipements hydrauliques !