Les réseaux de chaleur : au cœur du défi écologique

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Arnaud Manche et Yann Desboeufs, technico-commerciaux KSB pour la région Paris Nord Est, en charge notamment de projets de réseaux de chaleur urbains (RCU) partagent avec nous leur expertise sur ces projets d’envergure au cœur de la transition écologique.

Un réseau de chaleur urbain, c’est quoi ?

Un réseau de chaleur urbain est une solution alternative au chauffage individuel ou local. En effet, c’est un grand réseau de chauffage centralisé qui se compose d’un ou plusieurs centres de production énergétiques avec des installations de pompage et un réseau de tuyaux permettant le transport des calories via un fluide caloporteur vers une station de transfert. À partir de cette station, la chaleur est distribuée aux usagers, au cœur de petites communes, de villes ou de métropoles. En France, on peut compter environ 789 RCU en 2020 (sur les données de 2019).

Les sources d’énergie à disposition sont variées, ce sont soit des énergies fossiles soit des énergies renouvelables issues de la biomasse (bois-énergie), de la géothermie, ou encore des Unité de Valorisation Energétique (UVE)  L’objectif et la volonté générale aujourd’hui est de développer un maximum de réseaux à partir d’énergies renouvelables. Dans ce sens, au cours des dix dernières années, il y a eu un développement important de la biomasse. KSB intervient beaucoup sur des  réseaux alimentés par cette source d’énergie ainsi que sur ceux utilisant la géothermie.

Comment sont créés les réseaux de chaleur urbains ?

La création d’un réseau de chaleur urbain est une mission longue et complexe. À l’initiative des collectivités territoriales, ce sont ensuite des entreprises concessionnaires qui sont chargées de mettre en place et réaliser le projet. Ces dernières mobilisent ensuite des cabinets d’études spécialisés ou des professionnels comme KSB pour les épauler dans cette tâche. Il existe des dispositifs tels que les fonds de chaleur qui apportent un soutien financier aux projets de production à partir d’énergies renouvelables. Les réseaux de chaleur urbains sont donc des projets qui peuvent s’inscrire dans cette démarche.

L’installation d’un réseau de chaleur prend généralement entre 12 et 24 mois. Cela peut aussi prendre un certain nombre d’années : il faut compter le travail des bureaux d’études, les négociations entre concessionnaires et les lancements de chantiers.

Les réseaux de chaleur urbains ne sont pas nécessairement des projets fixes. Aujourd’hui il est de plus en plus courant de travailler sur des extensions de réseaux de chaleur existants et des modernisations. Il faut aussi prendre en compte les passations entre les entreprises concessionnaires à l’issue des contrats. C’est ce qui est arrivé, par exemple, sur le projet de réseau de chaleur à Cergy Pontoise. Ces changements peuvent alors entraîner des modifications et des remplacements de équipements qu’il faut pouvoir assurer.

Quels sont les enjeux des réseaux de chaleur urbains ?

Aujourd’hui la France a pour objectif d’augmenter la part des énergies renouvelables et de récupération de son bouquet énergétique pour atteindre les 32% en 2030. Les réseaux de chaleur urbains représentent alors des enjeux à la fois écologiques, économiques, et politiques. Il faut pouvoir répondre aux demandes toujours plus importantes en énergie, en favorisant les sources énergétiques les plus renouvelables, les plus vertes. C’est-à-dire comme nous les avons mentionnées : la biomasse, la géothermie, les UVE (qui représentaient en 2020 59,4% du bouquet énergétique de production des réseaux de chaleur). Conformément au Code de l’énergie il est nécessaire qu’un réseau soit alimenté à 50% d’énergies renouvelables ou de récupération. Si ce taux n’est pas respecté, les concessionnaires reçoivent des pénalités financières. Cela a également une incidence sur le taux de TVA appliqué qui est de 5,5% lorsque cette condition est respectée. On peut donc comprendre que ces projets ont donc des enjeux économiques très importants pour les exploitants.

Un des avantages des réseaux de chaleur que l’on peut souligner, est qu’ils participent à l’amélioration de la qualité de l’air. En effet, avec des technologies performantes et une exploitation optimisée, ils limitent la diffusion de particules en suspension.

Comment KSB accompagne ces projets ?

KSB est présent de la naissance à la réalisation des projets de réseaux de chaleur urbains. Ce sont les concessionnaires, mandaté par les collectivités qui font appel à nous, que ce soit pour des études de conseils ou l’achat et l’installation de systèmes de pompage et de robinetterie. Notre expertise dans le domaine nous permet de conseiller et proposer les meilleures solutions suivant les enjeux des projets. Pour cela, il est indispensable de bien définir les besoins du client, l’utilisation précise qu’il souhaite faire de nos produits. La plupart des gammes de produits KSB est adaptée aux différentes applications et aux différents postes mais nous conseillons nos clients selon leurs besoins spécifiques. Ainsi, nous pouvons préconiser nos pompes Etanorm, Etabloc ou encore MegaCPK suivant les caractéristiques hydrauliques et temporelles du projet. Il faut également consulter tous les intervenants, car tous ont leurs avis à donner sur les différentes étapes : exploitation, maintenance, installation …Chaque année c’est environ une dizaine de projets de réalisation, ou encore d’extension de réseaux de chaleur que KSB accompagne pour la région PNE (Paris Nord Est). Sans oublier le support des services KSB SupremServ pour assurer la maintenance continuelle des installations de pompage de nos clients.

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Crédits photo : guijunpeng/123RF